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Malgré ses nombreux avantages économiques et commerciaux

Source : www.latribune-online.com, le 03-05-2011 Envoyer l'article a un ami Partager sur facebook

Depuis quelques années, les grandes villes du pays enregistrent la présence de plus en plus massive de grandes enseignes étrangères. Les grandes marques occidentales de cosmétiques, de prêt-à-porter et de restauration rapide sont de plus en plus nombreuses à s’installer en Algérie. Leur présence s’est effectuée, dans la plupart des cas, par voie de franchise. Ce contrat, où cette mise en partenariat entre une entreprise, le franchiseur et des commerçants, les franchisés, par lequel le premier met à disposition une enseigne et un savoir-faire spécifique, est de plus en plus recherché aussi bien par les étrangers qua par les nationaux.Ce type de contrat permet à un producteur, qui possède les marques à commercialiser, le know-how, de développer un réseau de distribution sans investissement important, et aux franchisés d’avoir une image et de l’expérience évidemment. «Le franchisé, tout en restant propriétaire de son entreprise et juridiquement indépendant, bénéficie du savoir-faire et surtout de la réputation de l’enseigne.
Il gagne du temps et de l’argent», a précisé un enseignant universitaire.Mais au préalable, ajoute la même source, il se doit de payer des droits d’entrée, des royalties et de disposer d’infrastructures conséquentes ainsi que des moyens financiers et humains nécessaires. En contrepartie, le franchiseur lui prodigue une formation permanente.Ce qui mérite d’être signalé, c’est qu’il existe quatre formes de franchise, à savoir la franchise de production, qui est un contrat permettant au franchisé de fabriquer lui-même, et selon les indicateurs du franchiseur, des produits qu’il vend sous la marque de celui-ci. La franchise de distribution est un contrat par lequel le franchisé se limite à vendre certains produits au sein d’un magasin à l’enseigne du franchiseur. Quant à la franchise de service, c’est un contrat par lequel le franchisé offre un service sous l’enseigne, le nom commercial, voire la marque du franchiseur, tout en se conformant aux directives de ce dernier. Enfin, la franchise industrielle, qui est un transfert des techniques, permet au franchisé de produire sans avoir à s’associer et à créer un réseau, à l’exemple de Coca-cola, Yoplait ou Tchin-lait qui fabrique le lait Candia (ultra-haute température ou UHT). La franchise dans un pays offre des solutions au développement de chaînes de distribution nationales pour des marques mondiales. Elle offre également de nombreux avantages, surtout pour un pays comme l’Algérie. En effet, celle-ci développe les marchés des biens matériels et également des services, et elle accroît de ce fait la création d’emplois dans le pays.

Le transfert des royalties, casse-tête des industriels algériens
Si, pour le cas de la franchise commerciale, le nombre croissant de boutiques ouvertes sur les grandes artères de la capitale portant la marque des grandes enseignes occidentales, le problème ne se pose pas réellement, pour la franchise industrielle, beaucoup d’entraves existent et freinent même le développement de ce type de contrat commercial. En effet, l’engouement tant attendu soit par les Algériens qui demeurent, de l’avis des spécialistes en économie, des consommateurs par excellence, soit par les opérateurs économiques, qui commencent, faut-il le rappeler, à s’intéresser à la franchise industrielle avec tout ce qu’elle a comme avantages, n’est pas au rendez-vous. Et pour cause, les conditions d’application de cette marque ne sont, à présent, pas favorables. La législation algérienne ne facilite guère la mise sur pied des contrats de franchise, car le code de commerce algérien n’a pas pris en compte la notion de franchise, et la Banque d’Algérie interdit le versement des royalties. C’est le cas, par exemple, du groupe Tchin-Lait, qui fabrique, sous cette forme de licence le lait Candia. Au cours de la célébration du dixième anniversaire du lancement de ce type de lait, le patron de Candia Algérie a laissé entendre que la Banque d’Algérie n’a pas encore délivré l’agrément pour pouvoir lancer son activité. M. Berkati a fait savoir que faute de non-délivrance du fameux sésame de la part de cette institution monétaire, il «se retrouve dans l’obligation de contourner la loi» pour pouvoir payer les royalties. Comment ? Sous frome de prestations, explique-t-il devant les journalistes. Ce genre de problématique est toujours évoqué par les industriels. Ce qui est d’ailleurs l’avis de  spécialistes en la matière. Ces derniers affirment, en effet, que contrairement au Maroc où le transfert libre des capitaux est permis, la Banque d’Algérie n’autorise l’exportation de redevances que si elles sont considérées comme liées à des prestations de services, ce qui n’est pas le cas de la franchise où il n’y a pas de transactions de flux réels. En attendant de voir plus clair, ils préconisent aux prétendants à cette nouvelle formule commerciale de choisir l’option de représentant exclusif au lieu de franchise. Car, analysent-ils, la modification des lois nécessitera beaucoup de temps, tout en souhaitant faire intégrer la franchise dans des dispositifs qui visent à créer de l’emploi, comme celui de l’Ansej.