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Toutes les annoncesMalgré ses nombreux avantages économiques et commerciaux
Depuis quelques années, les grandes villes du pays enregistrent la présence de plus en plus massive de grandes enseignes étrangères. Les grandes marques occidentales de cosmétiques, de prêt-à-porter et de restauration rapide sont de plus en plus nombreuses à s’installer en Algérie. Leur présence s’est effectuée, dans la plupart des cas, par voie de franchise. Ce contrat, où cette mise en partenariat entre une entreprise, le franchiseur et des commerçants, les franchisés, par lequel le premier met à disposition une enseigne et un savoir-faire spécifique, est de plus en plus recherché aussi bien par les étrangers qua par les nationaux.Ce type de contrat permet à un producteur, qui possède les marques à commercialiser, le know-how, de développer un réseau de distribution sans investissement important, et aux franchisés d’avoir une image et de l’expérience évidemment. «Le franchisé, tout en restant propriétaire de son entreprise et juridiquement indépendant, bénéficie du savoir-faire et surtout de la réputation de l’enseigne.
Il gagne du temps et de l’argent», a précisé un enseignant
universitaire.Mais au préalable, ajoute la même source, il se doit de
payer des droits d’entrée, des royalties et de disposer
d’infrastructures conséquentes ainsi que des moyens financiers et
humains nécessaires. En contrepartie, le franchiseur lui prodigue une
formation permanente.Ce qui mérite d’être signalé, c’est qu’il existe
quatre formes de franchise, à savoir la franchise de production, qui est
un contrat permettant au franchisé de fabriquer lui-même, et selon les
indicateurs du franchiseur, des produits qu’il vend sous la marque de
celui-ci. La franchise de distribution est un contrat par lequel le
franchisé se limite à vendre certains produits au sein d’un magasin à
l’enseigne du franchiseur. Quant à la franchise de service, c’est un
contrat par lequel le franchisé offre un service sous l’enseigne, le nom
commercial, voire la marque du franchiseur, tout en se conformant aux
directives de ce dernier. Enfin, la franchise industrielle, qui est un
transfert des techniques, permet au franchisé de produire sans avoir à
s’associer et à créer un réseau, à l’exemple de Coca-cola, Yoplait ou
Tchin-lait qui fabrique le lait Candia (ultra-haute température ou UHT).
La franchise dans un pays offre des solutions au développement de
chaînes de distribution nationales pour des marques mondiales. Elle
offre également de nombreux avantages, surtout pour un pays comme
l’Algérie. En effet, celle-ci développe les marchés des biens matériels
et également des services, et elle accroît de ce fait la création
d’emplois dans le pays.
Le transfert des royalties, casse-tête des industriels algériens
Si, pour le cas de la franchise commerciale, le nombre croissant de
boutiques ouvertes sur les grandes artères de la capitale portant la
marque des grandes enseignes occidentales, le problème ne se pose pas
réellement, pour la franchise industrielle, beaucoup d’entraves existent
et freinent même le développement de ce type de contrat commercial. En
effet, l’engouement tant attendu soit par les Algériens qui demeurent,
de l’avis des spécialistes en économie, des consommateurs par
excellence, soit par les opérateurs économiques, qui commencent, faut-il
le rappeler, à s’intéresser à la franchise industrielle avec tout ce
qu’elle a comme avantages, n’est pas au rendez-vous. Et pour cause, les
conditions d’application de cette marque ne sont, à présent, pas
favorables. La législation algérienne ne facilite guère la mise sur pied
des contrats de franchise, car le code de commerce algérien n’a pas
pris en compte la notion de franchise, et la Banque d’Algérie interdit
le versement des royalties. C’est le cas, par exemple, du groupe
Tchin-Lait, qui fabrique, sous cette forme de licence le lait Candia. Au
cours de la célébration du dixième anniversaire du lancement de ce type
de lait, le patron de Candia Algérie a laissé entendre que la Banque
d’Algérie n’a pas encore délivré l’agrément pour pouvoir lancer son
activité. M. Berkati a fait savoir que faute de non-délivrance du fameux
sésame de la part de cette institution monétaire, il «se retrouve dans
l’obligation de contourner la loi» pour pouvoir payer les royalties.
Comment ? Sous frome de prestations, explique-t-il devant les
journalistes. Ce genre de problématique est toujours évoqué par les
industriels. Ce qui est d’ailleurs l’avis de spécialistes en la
matière. Ces derniers affirment, en effet, que contrairement au Maroc où
le transfert libre des capitaux est permis, la Banque d’Algérie
n’autorise l’exportation de redevances que si elles sont considérées
comme liées à des prestations de services, ce qui n’est pas le cas de la
franchise où il n’y a pas de transactions de flux réels. En attendant
de voir plus clair, ils préconisent aux prétendants à cette nouvelle
formule commerciale de choisir l’option de représentant exclusif au lieu
de franchise. Car, analysent-ils, la modification des lois nécessitera
beaucoup de temps, tout en souhaitant faire intégrer la franchise dans
des dispositifs qui visent à créer de l’emploi, comme celui de l’Ansej.
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